29.04.2011

Le ventilo...

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Le ventilo brassait un air chaud, la pénombre laissait place à un jour ensoleillé
Je suis encore dans le lit, seul, au milieu des draps froissés
Elle, elle est à la fenêtre, regardant le boulevard qui se remplit de monde
Son cul, ses fesses, me sautent aux yeux, ronds, cambrés
Je regarde son dos, la marque de sa taille, ses seins en contre-jour
Le ventilo tourne toujours, même allure réguliére, même air si chaud
Elle se retourne, son regard bleu balaie la chambre, s'arrêtant sur moi
Elle glisse à genoux contre le lit, ses cheveux recouvrent mon ventre
Mes mains se crispent sur le drap, serrant le tissu entre mes poings
Mes jambes se serrent l'une contre l'autre, muscles bandés
Le ventilo n'accélére toujours pas, l'air est de plus en plus chaud
Ses mains remontent sur mon ventre, ses ongles me griffent les fesses
Je vois son ombre sur le mur, qui grandit et m'engloutit
Enchassés sur ce lit, qui nous lie et nous délie, mille fois
Ses baisers m'assoifent, m'affolent ent me transcendent
Le ventilo tourne au ralenti, l'air brûle au rythme de son déhanché
Son dos trempé, glisse sous mes mains avides de sa peau frémissante
Son regard se perd sur ce mur qui dessine sa love beat
Ses lévres pleines, entrouvertes glissent sur ma gorge, humides
Elle se dissous, m'absorbe, se dilue, m'enfonce au fond d'elle
Le ventilo découpe ses cris, mes râles, les jetant au brasier de nos souvenirs...

28.04.2011

Leila...

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Il est passé, avec sa gueule de petite frappe, son sourire mauvais et ses bras tatoués.
Il l'a regardé en train de travailler à son jardin, le dos courbé sous le soleil.
Il a passé une main sur sa tête rasée, l'oeil torve, injecté de sang.
Il est entré dans le jardin...

Il est reparti, sa sale gueule en avant, les mains maculées de sang
Il n'a même pas jeté un coup d'oeil, au corps étendu dans l'herbe
Il a repris sa route en sifflotant, ordure élémentaire, sans aucun remords
Il venait de quitter le jardin...

Elle est arrivée, jolie Leila, pour porter la gamelle de son pére
Elle à vu son pére, jolie Leila, étendu là, baignant dans son sang
Elle à hurlée, Leila, elle a essuyé son visage ensanglanté, défoncé
Elle à pleurée, quand les pompiers l'ont emmené, sous un linceul noir

Mort à cause de la connerie humaine, de Schengen et du reste
Mort pour un débat qui n'a jamais eu lieu, laïcité parait-il
Mort sous les coups d'un abruti, aux idéologies nauséabondes
Mort si loin de Tunis, alors qu'il était venu pour une vie meilleure

Elle l'a croisé, Leila, sans le savoir, l'assassin de son pére
Elle pleurait son papa massacré, pour s'être appelé Ali
Elle l'a pas vu, lui et sale gueule, l'assassin de son pére
Elle est revenue au jardin...

27.04.2011

Escapade...

 

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Vol de nuit, long courrier, 15.000 pieds
Petit matin blême, zinc déglingué, pilote ébouriffé
Survol au dessus de l'eau, petites îles enchevêtrées
Aterrissage chaotique, vieille Jeep boueuse

Juste elle et moi, un sac, un paréo, carte bleue
Hôtel du bout du monde, bungalow sur pilotis
Soleil qui réchauffe, cocktail pour tout oublier
Serrée contre moi, juste dans mes bras

Promenade sur la plage, les rochers
Bronzant sa nudité, amour tendresse
Rires et caresses, lipstick polychrome
Yeux qui se ferment, ouvre ton coeur

Nuit sans fin, protégés par la barrière de corail
Reflet de la lune, sur ses fesses offertes
Jeux d'eau, au goût salé
Vivre comme si c'était l'éternité

Ne plus parler, juste se regarder
Bleus, verts, mélange de couleurs
Dénoués les noeuds qui séparent
Renouer le fil des amours...

19.04.2011

Endormie...

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Je rentre, 6 heures du mat, je passe chez elle
La porte est ouverte, comme prévu
Je monte à sa chambre, elle dort
Je la regarde, elle dort nue, couette baissée
Ses cheveux cache son visage, enfoui dans l'oreiller
Toute sa sensualité naturelle, éclate à la lumière tamisée
Mes yeux bleus, ce matin, s'attarde longuement
Je fais un pas vers elle, puis me ravise, direction salle de bains
Je me déshabille, vêtements qui pue la clope, odeur de
la nuit
Le
jet de la douche, gicle sur mes épaules, un jet puissant, chaud
Je me lave, avec sa crème de douche, odeur douce
Je suis toujours à fleur de sensation, son corps abandonné dans le lit
Ma main s'active de façon plus pressante, je ferme les yeux
Je relâche l'étreinte, monter, descendre plus lentement
Devant mes yeux fermés, défile des images crues, intimes
Mes cuisses se resserrent, l'eau chaude glisse sur ma peau
Je me sens puissant, encore tout en retenue
Une impression, une conviction, elle me regarde
J'ouvre les yeux, debout dans l'encadrement de
la porte
Elle
est la, me fixe intensément, sourire coquin
Ses lèvres pulpeuses entrouvertes, langue qui passe dessus
Elle porte ma chemise, même pas fermée
Ses yeux fixe ma verticalité, " continue " me disent-ils
Ma main reprend sa manutention digitale
Tout en pression, en accélération saccadée
Elle s'approche de moi, touche mon torse
L'eau chaude trempe sa chemise
Son ventre touche le mien
Alors je m'abandonne dans ses yeux...

 

 

18.04.2011

Gouttes...

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Juste une goutte d'eau, une goutte qui coule, s'écoule...
Juste une goutte d'eau, une goutte qui affleure, effleure...
Juste une goutte d'eau, une goutte, sillon humide qui serpente...
Juste une goutte d'eau, une goutte, larme du ciel qui tournoie...

Cette goutte, que je lêche, que je lappe, à même ton corps
Cette goutte, qui dessine, redessine les courbes d'un corps
Goutte qui meurt et renaît au même instant, fragile et multiple
Goutte qui s'abreuve à la chaleur de tes formes incendiaires

Gouttes de pluie, de sueur, de plaisir...
Mélange des genres...
Gouttes qui mouillent, séchent indifféremment
Parfois si séche et tellement mouillée intérieurement

J'aime les gouttes, de pluie ou de désir
J'aime ce mélange qui m'arrange
Gouttes, goutelettes dans mon dos
Ta bouche qui goûte un désir qui s'égoute...

12.04.2011

Offrande...

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Un baiser sur tes lèvres gourmandes
Un baiser comme une simple offrande
Un baiser comme une belle promesse
Un baiser, la plus douce des caresses
Un baiser pour mélanger le sucré et le salé
Un baiser déposé sur ta peau halée
Un baiser doux ou enflammé
Un baiser pour ne plus nous calmer
Un baiser pour ne plus se réveiller
Un baiser sur ton corps dévoilé
Un baiser de tes lèvres gourmandes
Un baiser comme une offrande...

11.04.2011

Courriel

Bonjour P.,

Ce temps pluvieux me permet de bloquer à l'appart', dans mon "chez moi".
Je me sens bien, comme un poisson dans l'eau.
C'est vrai que J. passant ces week-end successifs avec son papa (pour la 1ere fois en 7 ans !!!), je me retrouve seule face à moi-même... et je t'ai rencontré amoureusement.

Je goûte à ces prémices d'attirances, de séductions, d'attentions précieuses, tout ce qui composent l'Amour avec ces gestes, ces mots, ces caresses intimes.
Cette nuit je t'ai dit "Je t'aime"; je découvre un Autre Amour avec Toi, à un rythme fou.
Mon coeur contre ton coeur, mon corps contre ton corps, des plaisirs jusqu'au bout de la nuit...
Et ce n'est que le début de notre histoire...!!!

P., mon p'tit soleil, je ne me sens pas capable de continuer ainsi, dans ce tourbillon enivrant d'amour; surtout dans ta situation d'homme marié, pére de famille, la place de second rôle se met déjà en place car je te désire.
Avant de nouer nos coeurs, avant de nouer nos envies, nos désirs, nos sentiments, je préfére m'éclipser contre mon gré, à pas de velours.
Je ne veux pas souffrir d'un Amour impossible actuellement, d'une folie amoureuse passagére de part ton statut familial.

P., mon p'tit trésor, tes empreintes ont imprégnées mon coeur, mon mental.
Je veux me reveiller malgré tout.
Je veux dormir en paix.
Je préfére rester à ma place, seule...

Mes larmes coulent de nouveau, de part nos souvenirs frais de cadeaux, réchauffés de baisers, de nos mots échangés à l'unisson.
Voila l'exposé de mes reflexions, de mes pensées exprimées par écrit.
Il est essentiel que je te le dise de vive voix.
Mais avant ce moment, je te laisse le temps de me répondre par mail.

Je t'embrasse amoureusement

Nath.

 

 

 

03.04.2011

Nath...

 

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Cette femme est si prudente, qu'elle se réfugie dans une forteresse, citadelle imprenable...
Elle maitrise ses émotions, prenant du recul, pour se protéger...
Elle saisit des bribes de bonheur au jour le jour, sans chercher à aller plus loin

Elle aime se griser au parfum de leurs rencontres et de leurs retrouvailles toujours sensuelles...
Mais jamais elle ne s'emballe et reste les pieds sur terre...
Terrienne comme ses origines, les deux pieds ancrés au sol, elle protége sa vie, son coeur...
Elle ne veut pas proposer plus qu'elle ne peut donner et que lui ne peut lui offrir...
Elle à besoin de sa liberté, de ses moments ou elle se retrouve face à elle-même...
Echangeant avec le silence, ses reflexions, ses élans et sa réalité de femme, de mére...
Naturelle elle ne goute guére les paillettes et autres strass, préférant la vérité au faux
Elle peut être dure, sans ambages, assénant ses vérités pour être sure de se faire comprendre

Elle reste belle à ses yeux, lui qui la connait aussi sous ses autres aspects, plus intimes et secrets

Elle est une et l'autre, souriante et parfois distante, aimante et quelquefois absente
Elle se réfugie parfois dans des îles, qui la protége et lui ouvre une parenthése
Elle le déroute parfois par ses silences et le ton sec de ses réponses
Il apprend à la connaitre et à savoir ne pas la brusquer ou à être maladroit

Il aime parfois l'emmener là ou elle ne va pas, tout en évitant d'aller trop loin
Il est comme elle, en attente de l'instant présent, savourant ses mots et ses sourires
Il sait qu'elle aura marqué sa vie, à jamais, par les couleurs qu'elle donne à ses rêves
Il sait que son nom se tatoue peu à peu au fond de ses yeux et rien ne le délavera...


 

01.04.2011

Le printemps...

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Je crois que le printemps est là...
Le soleil brille, un peu plus fort chaque jour...
Les femmes portent de jolies robes légères et plus courtes...
Les garçons biactolent un peu plus...
Les terrasses ne désemplissent pas...
Avril à battu mars au 31eme jour d'existence...
Pâques va sonner les cloches de l'amour...
Le 1er mai en cueillera les muguets...
Faites vite, il ne fait que passer...
Bientôt l'été l'aura remplacé...
Mignonne, allons voir si la rose...

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